Comment habituer son enfant à son propre lit ?

Certains enfants refusent de dormir dans leur lit quand vient le temps d’aller se coucher le soir. D’autres veulent aller dans le lit de leurs parents en pleine nuit. Avec de la patience, il est possible de changer ces habitudes lorsqu’elles ne conviennent plus aux parents. 

Une histoire de développement 

En regardant en arrière les débuts de l’humanité, le comportement des enfants et des adultes peut très souvent être expliqué de manière plausible. Après tout, nos instincts n’ont pas vraiment changé au cours des derniers milliers d’années. Et cela inclut également le besoin de notre fils ou fille de se câliner la nuit, qui soudainement, même s’ils sont un peu plus âgés, ont un besoin urgent d’être à proximité. Ce dont les enfants ont instinctivement et toujours besoin, c’est de protection

 Personne n’aurait mis ses fils ou ses filles à l’écart en plein air à la tombée de la soirée. Parce qu’alors il n’y aurait eu aucun moyen de protéger l’enfant des animaux ou d’autres agresseurs. Laisser l’enfant dormir ailleurs que le père et la mère, a toujours été un risque élevé et en fait impensable. Cela explique au moins bien leur comportement.

C’est ce que dit la science !

La raison pour laquelle nous ne tombons pas de notre lit, la nuit, est que nous nous réveillons sans nous en rendre compte ou sans l’enregistrer consciemment. Pendant ces courtes phases de réveil, nous nous asseyons généralement dans le lit pendant quelques secondes et examinons la pièce. Est-ce que tout va bien ? Où suis-je ? Où sont les limites de mon lit ? Avec ce contrôle, qui se produit inconsciemment, nous nous assurons que tout va bien.. Cependant, les enfants n’ont pas encore cette vue de contrôle et tombent donc parfois du lit. Ils comptent sur leurs parents pour garder les choses en sécurité. La plupart du temps, les enfants peuvent bien dormir dans leur propre lit une fois qu’ils ont développé la capacité de se réveiller la nuit et de contrôler la pièce. Dans la plupart des cas, cela se produit à l’âge scolaire. Il faut donc un peu de patience de votre part.

Y a-t-il des inconvénients si votre enfant dort dans votre lit ?

Donner à votre enfant la protection et la proximité, la nuit, a à peu près autant d’inconvénients que de serrer un bébé dans ses bras quand il pleure – pas du tout. Il ne faut pas craindre que votre enfant soit efféminé, que la honte dépasse les limites ou soit déformé par manque d’indépendance simplement parce que vous vous blottissez ensemble dans la soirée. Il n’y a pas d’études ou d’observations à long terme à ce sujet. Parce qu’il est tout à fait normal et compréhensible que votre enfant cherche votre compagnie. Mais il est compréhensible que vous ayez également besoin de votre nuit de sommeil sans être constamment embrassé par les mains de l’enfant et frappé par de petits pieds. Vous découvrirez ce que vous pouvez faire pour habituer votre enfant à son propre lit lentement, avec amour et sans crainte.

Sommeil et bien-être général, quels conseils ?

Le sommeil est la phase de récupération naturelle du corps et de l’esprit. Il se détend et crée de nouvelles énergies. Pendant le sommeil, le cerveau traite les différentes impressions et expériences de la journée, entre autres en produisant des rêves. Comme vous pouvez être fatigué, épuisé et stressé après une nuit sans sommeil, vous êtes aussi reposé, reposé et plein d’énergie après une bonne nuit de sommeil. Cela s’applique aux adultes, aux enfants et aux nourrissons. 

Par conséquent, il est logique à tous égards que le père et la mère s’assurent que leur bébé dort beaucoup et bien. Le sommeil est très important pour le bien-être général du bébé. Plus d’hormones de croissance sont libérées la nuit que pendant la journée. Le sommeil est donc également important pour la croissance et le développement de l’enfant. Quelques enfants ne dorment qu’une nuit complète à partir d’un an et demi, indépendamment de ce que les parents essaient. Cependant, la plupart des bébés l’apprennent très rapidement. Discutez également de la situation avec votre pédiatre.

Habituez votre enfant à son propre lit en 3 conseils :

1. Introduire des rituels dans le quotidien 

Les rituels sont notre compagnon constant dans l’éducation. Le rituel du dodo est également important pour que votre enfant puisse se détendre et s’allonger dans son propre lit sans avoir peur. Alors laissez-vous reposer une heure avant de dormir, pas de bousculade, pas de télévision, pas de téléphone portable. Prendre le dîner, aller à la salle de bain et ensuite une bonne histoire au coucher sont certainement une meilleure option. Quelques chansons nocturnes tranquilles sont également un excellent moyen de terminer la journée. Cela crée une bonne base pour un bon sommeil. Et si le rituel est exactement le même tous les jours, à un moment donné, votre enfant ne se demandera plus s’il doit se coucher.

2. Satisfaire le besoin de sécurité

Ce que les enfants ne peuvent pas encore savoir (ou comprendre seulement à partir de 4-5 ans), c’est que vous n’êtes pas parti simplement parce que vous n’êtes plus dans la pièce. Voir une mère ou un père quitter la pièce panique en particulier les bébés et les tout-petits, car ils n’ont aucune assurance que vous reviendrez. S’ils ne vous voient pas, vous n’existez plus. Avec l’option 1, attendez que l’enfant s’endorme (ceci est particulièrement conseillé pour les bébés. Avec l’option deux, vous rassurez chaque jour votre enfant que vous êtes là et que vous viendrez quand il aura besoin de vous. De cette façon, votre enfant peut lentement gagner en confiance et éloigner la peur. Il est également utile de laisser la porte entrouverte pour que votre enfant puisse vous entendre.

3. Formation, entraînement et retour à votre lit 

Si vous ne voulez vraiment pas votre enfant à ramper dans votre lit, il faut les mettre constamment en arrière dans leur propre lit. Cependant, ne vous fâchez pas, mais expliquez d’un ton calme qu’ils ne peuvent pas dormir avec vous, mais doivent aller dans leur propre lit. Quelques câlins aideront à rendre la transition supportable. Soyez cependant décidé à devoir vous calmer et à ramener votre enfant assez souvent jusqu’à ce qu’il accepte la nouvelle règle. Cela demande de la patience et beaucoup de temps. Mais à un moment donné, votre enfant sera prêt à dormir seul et sans crainte.

Couchez-vous avec votre bébé en même temps pour vous reposer suffisamment. Prenez rendez-vous avec votre partenaire à l’avance exactement au moment où vous souhaitez vous lever. Commencez avec la plus petite ressource possible. Lorsque le bébé se réveille, caressez-le, doucement, couvrez-le bien et donnez-lui sa tétine. Cela peut aider pendant une heure. Essayez à nouveau la même procédure. Si votre enfant ne peut toujours pas se reposer, changez la couche. Cependant, n’allumez pas la lumière et ne la divertissez pas. Il peut dormir environ une heure après cela. Si cela n’aide pas non plus, donnez à votre bébé un peu d’eau à boire. Cela a deux fonctions. 

D’une part, vous signalez au bébé qu’il n’y a rien à manger dans la soirée, mais qu’il peut avoir de l’eau. D’un autre côté, cela vous donne la certitude que votre enfant n’a pas soif. Si les caresses, boire de l’eau et changer les couches ne vous aident pas : mettez votre bébé dans la poussette et poussez-le un peu d’avant en arrière. Mais n’oubliez pas de rendre les nuits aussi calmes et inintéressantes que possible pour votre bébé.

Autres bonnes recommandations :

– Combinez l’allongement de votre enfant avec quelque chose de douillet. Lisez-lui quelque chose, faites-lui un massage, donnez-lui un bain avant d’aller au lit.
– Maintenez des heures fixes.
– Ne jamais mettre votre enfant au lit « comme punition ».
– Mettez toujours votre enfant au lit avant qu’il ne soit fatigué et qu’il ne tombe littéralement de fatigue.
– Votre enfant n’a pas besoin de s’endormir tout de suite. Laissez le baby reposer dans son lit.
– La pesée favorise généralement le sommeil.
– Tamisez les lumières ou éteignez-les complètement à l’heure du dodo.
– Diminuez le niveau général d’activité de la famille, c’est-à-dire : baissez la télévision ou la musique, baissez un peu la conversation.
– Si votre enfant est malheureux, ne le prenez pas, restez avec lui jusqu’à ce qu’il se calme. Ne le laissez pas vous endormir. Un enfant qui pleure doit toujours être réconforté !
– Amener l’enfant au lit des parents peut signifier que vous devrez le sevrer plus tard. D’autre part, c’est un moyen efficace pour endormir votre baby.

La pédagogie de Montessori, c’est quoi ?

Ces lits apprennent aux enfants à se coucher tout seul et à devenir autonomes. Revers de la médaille, ils peuvent aussi se relever quand ils le veulent et sauter sur votre lit. Dans ces chambres de bébé, on ne trouve pas de lit à barreau, mais un lit au plus près du sol, complètement ouvert. C’est l’une des recommandations principales inspirées de la pédagogie Montessori, qui vise à favoriser au maximum l’autonomie de votre garçon ou fille, pour la chambre des tout-petits. L’objectif est de ne pas entraver le développement de la vue de l’enfant, qui pourrait être gênée par des barreaux, et surtout de lui permettre de se rendre dans son lit, quand il se sent fatigué, et de se lever seul.

Du petit lit au “lit de grand”

Votre tout-petit ne cesse d’enchaîner les prouesses. Sa dernière trouvaille : “faire le mur” de son lit et tout sourire, débarquer dans le salon au beau milieu du film du dimanche soir. Aux alentours de 18 mois, 2 ans, certains garçons commencent à vouloir enjamber les barreaux de leur lit. Plus question maintenant de tergiverser, le lit de votre bébé est trop petit, il faut passer à la taille au-dessus, investir dans un lit de “grand”. Il s’agit d’une décision plus importante qu’il n’y paraît. Il n’y a pas vraiment d’âge idéal pour changer de lit, il faut que votre petit soit décidé. 

Le lit de grand, celui dans lequel on entre et dont on sort tout seul, marque une phase de votre bout de chou, un nouveau pas – décisif – sur le chemin de l’autonomie. Sur le plan physique certes, mais surtout psychologique, cette étape doit se faire en douceur. Puisque votre bébé est devenu “grand”, n’hésitez pas. Passer avec lui un pacte, presque d’égal à égal, en lui faisant comprendre qu’un lit de “grand” implique aussi un comportement de “grand”. Mais en douceur bien évidemment. Cela fait partie de l’éducation, de la responsabilisation de votre bonhomme.

Les astuces pour passer au “lit de grand”

Bébé est décidé, oui, mais pas question pour autant de passer au grand lit du jour au lendemain, et sans explication ! Une petite période de préparation et d’adaptation est indispensable pour ne pas brûler les phases. 

– Procédez par étapes :

Évitez de coupler ce changement de lit avec un autre projet ambitieux, déménagement, naissance de la petite sœur, surtout si le lit dans lequel votre bébé dormait jusqu’à cette nuit lui est destiné. Changer de lit, c’est un événement en soi. 

– Ne changez pas le lit en son absence :

Ne croyez pas judicieux de le mettre devant le fait accompli en lui offrant son nouveau lit pour son anniversaire ou au retour de la halte-garderie : votre bébé aurait l’impression qu’on lui a retiré en son absence une part de lui-même (malgré tout, il tenait beaucoup à l’univers intime de son petit lit !) et paniquerait devant la perte de ses repères. Où est passée cette odeur qu’il aimait tant ? Certainement pas dans ce “truc” tout neuf ! Montrez-lui votre fierté de le voir changer de lit, donc de grandir. Félicitez-le sincèrement pour cette nouvelle phase franchie qui vient de le propulser dans l’univers des grands.

– Restez ferme :

Enfin, puisque vous avez décidé de changer (en accord avec votre bébé !), restez campée sur vos positions ! Pour que ça se passe au mieux, installez le nouveau lit et retirez l’ancien, sans jamais revenir en arrière. Passé une petite semaine, lorsque votre petit en aura fait son nid douillet, il sera fier de dormir dans un “vrai lit” !

– Choix du lit confortable pour le changement :

Dès 3 mois, votre bébé va se sentir à l’étroit dans son couffin. En effet, il commence à bouger de plus en plus durant son sommeil, ne peut plus étendre ses bras et ses jambes comme il le voudrait, il demande plus de place. C’est donc à ce moment-là qu’il est idéal de changer pour un lit plus grand. Vous pouvez opter pour un lit à barreaux, ou alors poser directement le matelas sur le sol si vous souhaitez créer une chambre Montessori. Pas de problème de passage de l’un à l’autre si l’on opte dès le départ pour le grand lit Montessori.

Si votre nouveau-né dort dans votre chambre depuis sa naissance, il est nécessaire de procéder par étapes pour de pas trop le chambouler. D’abord, changer le de chambre en le laissant dans son couffin, proche du lit à barreaux, pour qu’il s’adapte à son nouvel environnement. Une fois qu’il est bien habitué, il est alors temps de le faire dormir dans son petit lit. Le sommeil est très fragile, il est donc important que votre petit ait un endroit bien à lui pour y dormir, et ne pas être dérangé.

Apprendre à gérer son sommeil pour le changement de lit

Savoir s’endormir seul est un apprentissage, les parents peuvent décider du moment qui leur semble favorable pour le mettre en place. Pour certains ça sera dès les premiers mois de vie, alors que d’autres préféreront remettre cela à plus tard. L’important est d’être à l’aise avec cette option, car l’autonomie au sommeil implique un sentiment de sécurité pour le bébé qu’il est bien difficile de transmettre si le papa et la maman n’agissent pas selon leurs convictions. Couchez le bébé dès l’apparition des signes de sommeil comme frottement des yeux, regard dans le vide, bâillements à répétition, tête qui dodeline. Il est important de renforcer les signaux de sommeil avec un rituel de dodo et des horaires de lever, de coucher, de repas et de sieste qui soient réguliers.

Pour qu’un bébé fasse ses nuits, il faut d’abord qu’il soit capable de s’endormir seul. S’il s’endort chaque soir dans les bras, il aura besoin de câlins lorsqu’il se réveillera. Après le rituel, couchez le bébé encore éveillé afin qu’il apprenne à trouver lui-même le sommeil. C’ est un moment d’intimité avec le père et la mère, qui prépare à la séparation de la soirée. Qu’il s’agisse de la lecture d’un livre, d’un câlin, d’une chanson, il ne doit pas durer plus d’un quart d’heure. Sa limite dans le temps renforce son côté sécurisant. Lorsque vous quittez la chambre, dîtes-lui une petite phrase rituelle et sortez tranquillement de la chambre.

 Au moment des éveils nocturnes, il est important de laisser au bébé le temps de retrouver son sommeil. Ces éveils sont normaux : le bébé reste éveillé plusieurs minutes et se rendort souvent sans intervention de papa et maman. Pendant cette période d’éveil, les bébés jouent, gazouillent et parfois pleurent. Si le père ou la mère interviennent à la première manifestation, le bébé n’a pas le temps de se rendormir seul.

Apprendre à faire la différence entre le jour et la nuit

Il s’agit de lui faire comprendre qu’il ne vit pas de la même façon les nuits que les jours, et qu’il y a un temps pour dormir et un autre pour les activités. Le soir, on alimentera le bébé dans une demi-obscurité, au calme, en lui parlant peu et avec le moins de gestes possibles. On se contentera d’un petit câlin avant de le recoucher. Dans la journée, le bébé doit être couché dans son lit dès qu’il commence à présenter des signes de fatigue. Pour les siestes, il ne faut pas qu’il soit dans le noir total, un peu de lumière dans sa chambre lui permettra de différencier les repos du sommeil de nuits. S’il a tendance à inverser son rythme, il conviendra de renforcer le contraste jour/nuit en ouvrant les volets dès le matin, afin que la lumière du jour pénètre dans la chambre à heure régulière.

À partir de 4 mois, il est habituel qu’un bébé fasse 3 siestes par jour, le matin, après le déjeuner et l’après-midi. Pour certains bébés, les repos posent un réel problème. Pour aider le vôtre à trouver son rythme, il faut, dans un premier temps, l’observer et essayer de lui proposer une sieste aux heures où il présente des signaux de sommeil : frottement des yeux, regard dans le vide, bâillements à répétition, tête qui dodeline… Ensuite, proposez les repos à horaires réguliers, dans les mêmes conditions (demi-obscurité, dans son lit, avec son doudou…) et avec un petit rituel de sommeil préalable. Si votre bébé n’a pas envie de dormir, laissez-le dans son lit le temps qu’il trouve son sommeil. Mais s’il continue à pleurer, sortez-le de son lit et laissez-le poursuivre sa journée.