Comment stimuler le bébé à parler : des attitudes simples à utiliser dans la vie de tous les jours

L’un des moments les plus attendus des parents est sans doute de voir leur bébé se mettre à parler. Mais bien sûr, il faut de la patience pour y arriver, après tout, on ne peut pas accélérer les étapes, il faut respecter le développement de l’enfant. Bien que cela fasse partie du développement naturel de l’enfant, il est nécessaire de le stimuler pour qu’il puisse continuer à développer ses capacités d’élocution. Et cela peut et devrait être fait de différentes manières. Vous trouverez ci-dessous les principales lignes directrices des experts.

Bavarder avec le bébé encore dans l’utérus

Les conversations entre la mère et le bébé commencent à avoir lieu dès le ventre de la mère. À partir de la 24e semaine de gestation, le bébé est capable d’entendre/de sentir les battements de cœur et la voix de sa mère.

Parler au bébé dans la vie de tous les jours

Les conversations post-natales offrent au bébé un environnement propice à l’apprentissage, comme par exemple la possibilité d’imitation, l’analyse visuelle que les bébés font du point (où on positionne les articulateurs comme la lèvre et la langue ainsi que la façon dont on parle avec ou sans vibration des cordes vocales). Cet échange de décalage entre sa mère qui parle et le bébé qui parle est aussi un signe d’apprentissage face à la stimulation. De simples conversations quotidiennes dans le domaine des soins aux bébés peuvent enrichir et déterminer le développement d’un enfant.

Nommer les actions

La conversation avec le bébé doit se faire de manière active et constante. Le soignant doit exprimer verbalement les actions dans lesquelles le nourrisson est inséré. Par exemple, au moment de l’alimentation, décrivez à l’enfant ce qu’il mange et avec quels ustensiles il le fait. Des phrases comme “quel plaisir de prendre ce bain, hein ?”, “maintenant vous êtes couché pour dormir” en sont aussi des exemples. Nommer des choses dans la vie quotidienne d’un enfant lui donnera accès à un vocabulaire qui, à long terme, permettra la formation de phrases plus complexes, bien prononcées et complètes chaque jour.

Associer des mots à des mouvements rapides

La première partie du développement du langage se fera par la répétition des mots. Et les premiers sont généralement associés à d’autres aptitudes motrices, comme dire “oui” et “non” avec un mouvement de tête, par exemple. Il vaut donc la peine de parier sur elle au jour le jour. Chaque fois que vous dites “non”, secouez la tête négativement, et chaque fois que vous dites “oui”, bougez-la de haut en bas en signe de positif.

Varier les tonalités de voix lors des discussions

Le ton de voix avec lequel les soignants parlent à leur bébé fait également la différence. Les parents et/ou les personnes qui s’occupent des enfants doivent faire attention à l’intonation de leur voix lorsqu’ils parlent aux bébés. Grâce à leur voix, les bébés apprennent à s’exprimer correctement, ils peuvent identifier les sentiments et décoder les émotions. De plus,  les émotions sont intrinsèques au ton de la voix. Les sentiments, tels que la joie, la colère ou la tristesse, sont facilement perçus par l’enfant et si ce sentiment ne génère pas de réconfort, il ne sera pas bien reçu. La façon dont une personne parle à un bébé apporte un sentiment d’affection, mais à mesure que l’enfant grandit, il est nécessaire d’ajuster sa façon de parler.

Chanter pour le bébé

Le chant est très positif pour le développement du langage et de la parole. Cette action permet d’accéder au rythme, au vocabulaire et à l’intonation, qui font partie du processus d’acquisition de la langue. De plus, les chansons pour enfants sont pleines de sens tels les noms, les mouvements, les répétitions et le rythme contagieux qui permet d’accéder à d’autres voies cérébrales, améliorant ainsi la fixation de ce contenu. Le fait de chanter au bébé ou avec lui stimule son attention et sa mémoire, développe le langage et d’autres compétences. Les chansons pour bébés ont généralement un rythme répétitif, un rythme plus lent et un vocabulaire simple et familier, permettant une identification et une meilleure compréhension du langage.

Lire des histoires de bébés

La lecture est l’un des moments les plus riches que l’on puisse offrir aux bébés. Lorsque vous faites la lecture à un enfant, vous lui offrez la possibilité de découvrir de nouveaux mots, une prononciation correcte et un accès à l’imagination. Ce qui lui apportera une expérience d’écoute riche et par conséquent, plus d’arguments et d’outils pour parler. Le développement des mémoires et des intelligences cérébrales favorise le développement de la parole et apporte le goût de la lecture. Il est à remarquer que la lecture de livres pour enfants, par le biais d’images ou de petits textes, stimule l’imagination et augmente le vocabulaire de l’enfant.

S’amuser

L’enfant apprend en jouant, c’est un fait. En effet, les jeux agréables favorisent l’acquisition du langage, l’expression de divers sentiments, la découverte de désirs et la socialisation des expériences. Il existe de nombreuses façons de stimuler la parole par le jeu, comme par exemple en imitant les sons que fait le bébé, en se cachant et en trouvant, en chantant, etc. Les premiers moments de dialogue possibles se situeront exactement dans le cadre des plaisanteries. Chaque nouveau vocabulaire sera utilisé comme base pour l’accès à un nouvel apprentissage. Les blagues de rendez-vous, le théâtre, les marionnettes sont des exemples d’activités ludiques qui aideront à l’acquisition de la parole. Chaque stimulus est donc important. Parler à l’enfant doit être quelque chose qui lui apporte confort et bien-être, mais il faut créer en lui le besoin de cette action.

Stimuler la coexistence avec d’autres enfants

L’interaction et la socialisation avec les autres enfants stimulent la parole des bébés. La coexistence permet l’imitation des sons, l’acquisition de nouveaux mots et la répétition des autres. En fait, l’enfant qui vit avec d’autres personnes (qui parlent) comprend dans la vie de tous les jours combien la facilité d’élocution facilite les choses. L’enfant doit se sentir obligé de parler pour qu’il produise réellement la volonté et développe la parole. Offrir tout sans parler ou essayer d’être compris, comme le fait de simplement signaler, génère un comportement contraire au besoin de parler. Parler à l’enfant, donner un sens complexe à quelques sons ou à un discours mal articulé, génère chez l’enfant une complaisance qui maintient le comportement de ne pas parler ou de parler mal. Il faut ainsi fournir un environnement avec des modèles de parole corrects et la nécessité de générer chez l’enfant la curiosité d’apprendre.